Le mercredi 8 mai l’événement « Acoustique » a réuni plus de trente personnes d’horizons divers (industrie horlogère, architecture, communes, etc).

À cette occasion, le Professeur Romain Boulandet de la Haute école du paysage, d’ingénierie et d’architecture de Genève (HEPIA) a présenté une vue globale de la science acoustique et précisé les compétences et équipements de son laboratoire.

La combinaison d’outils analytiques et numériques permet de caractériser et localiser finement une source de bruit, qu’elle soit origine de nuisance (dans un moyen de transport, ou sur un site industriel) où qu’elle nécessite une optimisation pour un meilleur rendu sonore (salle de concert, produits audiophiles ou générant un son).

Les projets menés par le Prof. Boulandet sont variés : solutions d’absorption de sons spécifiques à certaines fréquences, conception de structures aux propriétés phoniques particulières, ou encore analyses et diagnostiques acoustiques de matériaux ou produits commerciaux. Enfin, l’ajout d’une nouvelle brique technologique comme l’intelligence artificielle devrait permettre d’imaginer de nouveaux dispositifs sonores ou d’enregistrements très performants.

Le Prof. Putzu a quant à lui présenté ses compétences en aéroacoustique via la construction, avec ses étudiants, d’une soufflerie adaptée à la chambre anéchoïque du laboratoire. Lorsqu’un objet entre en mouvement, l’écoulement de l’air sur sa surface génère des phénomènes aérodynamiques instationnaires pouvant produire des nuisances sonores et d’autres désagréments à nos oreilles.  Le Prof. Putzu, spécialiste de l’aérodynamisme et de la mécanique des fluides, peut analyser et comprendre ces phénomènes et proposer des améliorations pour en diminuer la nuisance. Cela s’applique pour les transports, mais aussi pour la ventilation des bâtiments par exemple.

Ensuite, M. Rozsnyo a exposé comment la modélisation multiphysique permettait d’apporter des gains de temps et de performance dans le développement de mouvements horlogers complexes. Typiquement, il est possible de simuler un marteau qui vient percuter le timbre au sein du cadran de montre et d’analyser le son émis afin d’optimiser et de magnifier le tintement délicat d’une belle production horlogère. En allant plus loin, la modélisation complète des complications horlogères est possible à l’aide de logiciels de modélisation par composants tels que Matlab-Simulink ou Matlab-Simscape et peuvent aussi être couplés à l’approche « éléments finis ».

Retrouvez les présentations et quelques photos de l’événement ICI !

Par ailleurs, le GCC est à votre disposition pour vous soutenir dans vos projets. Si vous souhaitez plus de renseignements, n’hésitez pas à nous contacter.